Questions fréquentes sur les services de préposée aux bénéficiaires à domicile
Choisir de faire entrer quelqu’un chez soi n’est jamais banal. C’est souvent une étape remplie de questions, d’hésitations et d’émotions, autant pour la personne aidée que pour sa famille.
Cette section a été pensée pour vous rassurer, vous informer simplement et vous aider à mieux comprendre les services à domicile. Parce qu’avant tout, notre rôle est d’être une présence de confiance, adaptée au rythme et aux besoins de chacun.
À qui s’adressent les services à domicile ?
Les services s’adressent surtout aux personnes âgées, mais pas seulement.
Toute personne qui vit une perte d’autonomie temporaire ou permanente peut en bénéficier :
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aînés qui veulent rester à la maison
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personnes en convalescence après une opération
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personnes atteintes d’Alzheimer ou troubles cognitifs
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adultes vivant avec un handicap
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proches aidants qui ont besoin de répit
L’objectif est simple : rester chez soi le plus longtemps possible, en sécurité et avec dignité.
Est-ce seulement pour les personnes très malades ?
Non.
On attend souvent trop longtemps avant de demander de l’aide.
Les services servent justement à prévenir les chutes, l’épuisement et les hospitalisations.
Parfois quelques heures par semaine changent tout.
Quelle est la différence entre une préposée et une infirmière ?
La préposée aux bénéficiaires aide dans la vie quotidienne :
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hygiène et bain
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habillement
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déplacements sécuritaires
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préparation de repas
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stimulation et présence
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surveillance
Elle ne fait pas d’actes médicaux (injections, pansements complexes, etc.), mais elle joue un rôle essentiel : maintenir la qualité de vie et la sécurité.
Est-ce que vous remplacez la famille?
Jamais
Au contraire, on travaille en collaboration avec elle.
La préposée devient un soutien :
elle permet aux proches de rester des enfants, conjoints ou petits-enfants… plutôt que des soignants épuisés.
Combien d’heures faut-il ?
Il n’y a pas de minimum idéal.
Certaines personnes ont besoin de :
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2 h par semaine
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quelques visites par jour
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présence de nuit
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accompagnement ponctuel
On s’adapte toujours à la situation et au bu.
Est-ce que je dois attendre d’être en perte d’autonomie sévère ?
Non, et c’est même préférable d’agir avant.
Plus on commence tôt :
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plus la personne garde ses capacités
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moins les risques de chute augmentent
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plus l’adaptation est facile
Souvent, c’est ce qui évite ou retarde un placement.
Y a-t-il des subventions pour payer les services ?
Oui
Plusieurs aides financières existent au Québec.
Le crédit d’impôt pour maintien à domicile, c’est quoi ?
C’est une aide gouvernementale pour les 70 ans et plus.
Le gouvernement rembourse une partie des dépenses liées aux services à domicile (hygiène, aide domestique, surveillance, etc.).
Donc concrètement :
vous ne payez pas le montant complet de votre poche.
Faut-il être pauvre pour avoir droit aux aides ?
Non.
Certaines aides sont basées sur le revenu, mais le crédit d’impôt est accessible à la majorité des aînés.
Beaucoup de familles ignorent qu’elles y ont droit.
Est-ce compliqué à demander ?
Pas du tout.
Souvent, quelques informations suffisent et la demande se fait une seule fois.
Peut-on commencer rapidement ?
Oui.
Contrairement au réseau public où l’attente peut être longue, les services privés permettent souvent de débuter rapidement pour sécuriser la situation.
Est-ce que ça veut dire qu’on abandonne le CLSC ?
Non.
Les services privés complètent le CLSC.
On peut travailler ensemble pour offrir plus de présence et de stabilité.
Est-ce que la personne va accepter ?
C’est une inquiétude très fréquente.
La plupart du temps, après quelques visites, la personne apprécie :
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la présence
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la discussion
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l’aide sans pression
Souvent, c’est même un moment attendu de la journée.
Pourquoi prendre de l’aide avant un CHSLD ?
Parce qu’il peut y avoir plusieurs mois d’attente.
Entre-temps, la personne reste à la maison et les besoins augmentent.
Le service à domicile sécurise la période d’attente et améliore la qualité de vie.
Et parfois… la personne va tellement mieux qu’elle peut rester chez elle bien plus longtemps que prévu.
Comment savoir si c’est le bon moment ?
Si vous vous posez la question… c’est probablement déjà le bon moment.
Un simple appel permet d’évaluer la situation, sans engagement.